Mes yeux, cernés de silence

De pauses interminables et redoutables,

Se posent sur un visage qui fait naufrage.

La dame plonge la main dans ses cheveux,

Et déclenche une avalanche, une avalanche.

 

Deux regards, deux par deux

Insolents, amoureux.

Un regard, si tu veux

T’envoler vers les cieux.

Deux regards, deux par deux

Un ciel noir, un ciel bleu

Un sourire, si tu veux

T’envoler vers les cieux.

 

Mes mains, tressées de voyages érotiques

De routes abyssales et royales,

Jettent l’ancre d’espérance aux milles sentences.

La dame se rebiffe et montre ses griffes,

Jette son gant et me montre du doigt, me montre du doigt.

 

Deux regards, deux par deux

Insolents, amoureux.

Un regard, si tu veux

T’envoler vers les cieux.

Deux regards, deux par deux

Une flamme, un grand feu

Une danse, si tu veux

T’envoler vers les cieux.

 

Mon cœur, en veine d’émotions

Usé de faux sourires et de las soupirs,

Se déchire comme un mirage après l’orage.

La dame me dit alors « pourquoi pas, pourquoi pas ? « ,

Dans une vie, cela n’arrive qu’une fois, cela n’arrive qu’une fois.

 

Deux regards, deux par deux

Un ciel noir, un ciel bleu

Un sourire, si tu veux

T’envoler vers les Dieux. (bis)

Texte et musique : Faya Chidekh. 19.11.2004 ©